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Après sa défaite face à Manchester United, le PSG est donc pour la 3e année consécutive éliminé en 8ème de finale de la Ligue des Champions. Le point commun? Des matchs allers plus ou moins convaincants et l’incompréhension qui domine après les matchs retour.

Rappel des faits

D’abord, un 4-0 irréel face au Barça, accompagné de louanges largement méritées sur les 90 minutes écoulées mais aussi et surtout totalement démesurées sur l’avenir. Ce PSG là pouvait enfin « gagner » la Ligue des Champions. On connaît la suite.

La saison suivante, une défaite 3-1 dans l’antre du Real où le PSG avait fait mieux que rivaliser durant 80 minutes,  qui amène une approche du match retour symbolisée par le ridicule #Ensembleonvalefaire. On connaît la suite.

Enfin, la victoire 2-0 à Old Trafford, où le PSG maîtrise son sujet du début à la fin. Ca y est cette fois c’est la bonne, le PSG peut enfin pouvoir prétendre à la victoire finale.  On connaît une nouvelle fois la suite.

Les fameuses « théories de comptoir »

Plusieurs théories émergent pour expliquer cette défaite absurde. Mental défaillant, faute à pas d’chance, l’arbitrage remis en question… N’y aurait-il donc pas un peu des 3 pour trouver le début d’une explication plausible?

S’il n’y a QUE le manque de chance, il n’y a donc aucun enseignement à tirer, rien à refaire autrement. il faut juste poursuivre sur le même chemin pour le PSG, ne surtout pas prendre de décision et faire confiance aux mêmes hommes.

Si le problème est JUSTE mental, des joueurs comme Dani Alves ou Gianluigi Buffon n’auraient donc rien apporté et le coach ne serait lui non plus pas capable de bien préparer son équipe pour une telle échéance. Or ses qualités managériales n’ont de cesse d’être louées et les joueurs sont unanimes quant à leur bonne relation avec lui.

Enfin, l’arbitrage. L’arbitrage c’est le facteur X du foot. Celui dont on ne doit même pas discuter tant il ne sert à rien. Seule la réflexion de B. Tapie mériterait d’approfondir : le PSG est un club « nouveau » et siffler contre lui est plus facile que de siffler contre le Real, Barcelone, le Bayern ou Manchester. Pour le reste, Var ou pas Var, main intentionnelle, tir non cadré… À dire vrai, on s’en fout, c’est comme ça et va falloir s’habituer à ce que l’interprétation humaine laisse sa place à des machines. L’UEFA veut désormais siffler toutes les mains pour « harmoniser la règle ». Qu’on ne s’étonne pas quand les joueurs viseront les mains de leurs adversaires… Vous verrez. Bref, parenthèse terminée.

À qui la faute ?

Se pose dorénavant la question des coupables. Les joueurs? Le coach? Le président?

2 minutes de jeu et Kehrer, jeune allemand propulsé titulaire au sein d’une équipe qui prétend jouer la gagne en Ligue des Champions n’assure pas sa passe en retrait. 0-1. Kylian M’bappé fait signe à ses coéquipiers de se calmer. Le PSG reprend la main et assoit sa domination. On atteint même les 83% de possession de balle! Revenu à égalité le PSG contrôle. Puis l’erreur de main de Buffon. Celui-là même qui symbolise le courage, l’exemplarité et le professionnalisme. Dans la foulée, un hors-jeu limite est sifflé contre Rashford à la suite d’un coup franc anodin où il se présente face à Buffon puis Marquinhos manque de tromper son gardien sur un centre en retrait.. Oser penser que le rapport psychologique ne rentre pas en compte à cet instant revient à penser que les joueurs de foot ne sont plus humains. À 0-1, le PSG peut prendre un autre but sans être éliminé. À 1-2, le PSG n’est plus qu’à un but de l’élimination. Et si…

La mi-temps arrive et le PSG sort des vestiaires avec la même équipe. Kehrer a pris l’eau mais le PSG a su se rebeller une fois avec lui sur le terrain. Pas de raison de le changer. Le club parisien reprend la main mise sur le match, s’offre même un but magnifique mais logiquement refusé pour un hors-jeu de Di Maria. Puis Draxler se blesse. Paredes entre, Kehrer sort au profit de Meunier. Le PSG joue donc avec 9 joueurs à tendance défensive pour les 20 dernières minutes. Diaby, Choupo Moting et Cavani restent sur le banc.  La tendance est claire, le PSG veut se qualifier en perdant 2-1. Puis viennent ensuite les gâchis de Mbappé, le poteau de Bernat, le contrôle raté de Di Maria. Pour enfin arriver à la main de Kimpembe… 

L’image est saisissante. Dalot reçoit la balle à plus de 40 mètres du but et 4 parisiens sont sur la ligne de leur 16m. À attendre, laissant un trou béant dans l’axe. Personne ne monte, personne ne se décale, les attaquants tardent à revenir. Elle est là la maîtrise parisienne? Sur la frappe de Dalot, Verratti  se jette à terre les pieds en avant, Kimpembe saute en se retournant et Bernat tend la jambe de dos. 3 joueurs de dos face à une frappe de Dalot qui est à plus de 22m des buts… Difficile de ne pas y voir là un manque évident de sérénité.

Le PSG n’a pas eu peur de son adversaire, non. Mbappé n’a pas eu peur devant le gardien, non. Le PSG n’a simplement pas su garder ses nerfs au moment du dénouement, comme trop souvent. Il n’y a quasiment rien à redire sur les 88 premières minutes du match au niveau du jeu. Alors sur cette action, qu’est ce qui a empêché Kimpembe d’avancer ne serait-ce que d’un petit mètre? Pourquoi Marquinhos et Thiago Silva reculent? Pourquoi Bernat ne bouge pas? Pourquoi Di Maria attend que Dolot contrôle le ballon pour redescendre?

En prenant la décision de garder le résultat et en restant à portée d’un but synonyme d’élimination, le PSG s’est fait punir. Encore. Sauf que cette fois l’adversaire était faible, très faible. Les joueurs ont permis à l’imaginable de se produire, alors même que les adversaires du soir n’y croyaient plus.

Se reconstruire, encore.

Sportivement parlant, le spectre du Camp Nou semblait pourtant disparaître peu à peu, notamment depuis le retournement victorieux en phase de poule et le match aller rempli de maîtrise à Old Trafford. Mais ses vieux démons ont ressurgi et il va désormais falloir payer les pots cassés de cette élimination. Draxler, Verratti, Thiago Silva, Marquinhos, Meunier, Di Maria, Cavani… Ils étaient au Camp Nou et au Parc des Princes. Pour l’Uruguayen, unique buteur à Barcelone et entré en jeu seulement pour les dernières secondes, la donne est différente même si sa dernière année de contrat risque de sonner le glas de son aventure parisienne. Pas sûr que la grande majorité des supporters voient ça d’un bon œil, lui qui affiche un état d’esprit irréprochable depuis 6 ans et qui fait désormais partie de l’histoire du PSG. Son attitude à la fin du match façon Chilavert face à la France mérite une nouvelle fois le respect. Et dire que certains ne voient le football qu’à travers la technique…

Pour le reste, s’il n’est pas question de « virer tout le monde », il va en tout cas falloir modifier des statuts. Le costume de capitaine n’est pas fait pour Thiago Silva. Marquinhos va devoir se fixer à un poste. Quant à Verratti… Si son talent est immense et qu’il a réalisé un excellent match, il a une nouvelle fois complètement disparu dans le dernier quart d’heure. Julian Draxler est lui talentueux c’est indéniable mais il n’a pas encore l’étoffe d’un titulaire. Quant à Thomas Meunier, il sera probablement sacrifié puisqu’il dispose d’une certaine côte sur le marché des transferts.

Reste les nouveaux. Si Neymar et M’bappé semblent intouchables sauf cataclysme, quid de Dani Alves et de Buffon? Représentent-ils un avenir ne serait-ce que proche au PSG? Kehrer saura-t-il se remettre de sa bévue?  Les jeunes pousses du centre de formation sont-ils réellement à la hauteur? Seul le temps donnera à Tuchel des réponses.

Le PSG ou la démesure permanente.

Intéressons nous maintenant à ce qui a pu se passer hors du terrain cette saison. Comme souvent, le club de la Capitale a défrayé la chronique. Pêle-mêle :

  • Le cas Rabiot
  • Le match « truqué » à Belgrade
  • Les tensions entre l’entraineur et le directeur sportif
  • La menace du FPF qui impliquent une réouverture des dossiers et impactent directement le mercato d’hiver
  • Les blessures de Neymar et à un degré moindre de Cavani
  • Le fichage ethnique
  • La vaste fumisterie des primes d’éthique en prime-time sur la télévision publique

Le tout en seulement quelque mois. Une démesure toujours à l’image du PSG, passé de favori en Ligue des Champions à risée de l’Europe en 3 semaines.

Et l’absence d’homme fort pour appréhender la communication est un vrai problème. Quelqu’un qui serait là pour éteindre le feu, répondre aux attaques et expliquer les décisions internes. Pas seulement pour fermer la porte de ses conférences de presse aux journalistes de L’Équipe, qui se frottent les mains de pouvoir s’ériger en victimes.

Un nom cristallise l’attention depuis la débâcle, c’est celui de Nasser Al Khelaifi. S’il a souvent été moqué et critiqué à juste titre pour sa proximité avec les joueurs, son comportement a changé cette saison. Le bannissement de Rabiot le prouve.  Seulement voilà, le Président du PSG ne représente pas et ne représentera jamais l’autorité. Antero Henrique aurait pu être cette personne mais il ne communique jamais et est en conflit ouvert avec le seul au club qui dégage quelque chose. Il va donc falloir que le Qatar arrête de faire du PSG un objet de représentation et qu’il devienne une institution avec ce que ça implique : De l’ordre. Parce que l’ordre amène la tranquillité, qui amène la sérénité. L’ordre ne s’obtient pas à coup de millions ou de revalorisations salariales. Pour avoir de l’ordre, il faut une unité qui implique des décisions communes. Pour avoir de l’unité, il faut une âme, celle-là même qui existait en tribune ou qui existe dans tous les grands clubs. Et pour avoir une âme, il faut une histoire, une histoire incarnée par les Anciens qui se voient refusés des places en tribune pendant qu’un Patrice Evra s’amuse à faire des stories au sein même du Parc des Princes…

Alors qu’il débutera sur le banc face à Lorient, Lacazette a tenu à faire partager son sentiment au sujet de sa non sélection en équipe de France.

Dans une interview accordée au Progrès, Alexandre Lacazette a expliqué qu’il avait été très déçu d’apprendre sa non sélection en bleu.

Mais des choix compliqués sont faits par le sélectionneur.

Le vivier est important et ses performances en Ligue des Champions ont toujours été décevantes. Cette saison, en Europa League, il réhausse le niveau.

Le principal problème de Lacazette ? Son positionnement. Attaquant dans l’axe, il doit se battre avec Giroud, Griezmann et maintenant M’bappe.

Le premier est irréprochable en bleu, le second est le meilleur joueur de l’équipe tandis que le 3e a fait forte impression… En Ligue des Champions justement.

Qu’il quitte l’Olympique Lyonnais pour se retrouver dans un club de plus grand standing et qui pèse plus en Coupe d’Europe, et nul doute qu’il reviendra vite en Équipe de France.

Après la défaite concédée face à l’Espagne, Antoine Griezmann n’a pas mâché ses mots à l’encontre des journalistes espagnols.

Kylian Mbappe, c’est le nouveau tubé à la mode. Grand espoir du football français, il vient de connaître sa première sélection à tout juste 18 ans.

Son nom est même d’ores et déjà évoqué au Real Madrid.

Lui même soumis à de multiples rumeurs de transferts, Griezmann a tenu à faire une mise au point aux journaux espagnols.

Putain mais vous êtes lourds avec Mbappé ! Laissez-le profiter à Monaco. Qu’on arrête de parler de mercato, de moi ou de Kylian. Il a 18 ans et il doit profiter du foot et de Monaco

Chouchou du public français depuis de nombreuses années, Hatem Ben Arfa a décidé de publier une vidéo pour demander plus de temps de jeu au PSG.

Depuis un peu plus d’un an, les imprévus se multiplient du côté du PSG… Entre l’affaire Periscope, l’éviction de Laurent Blanc, la remontada, l’affaire des chaussettes… Voilà maintenant qu’un joueur se met en scène pour réclamer du temps de jeu.

Si l’initiative peut paraître étonnante, elle ne peut à aucun moment être taxée d’irrespectueuse à l’égard du PSG. Et c’est déjà pas mal, vu le passif des Parisiens avec les réseaux sociaux.

 

Ben Arfa, une vidéo, mais qui va changer quoi ?

Après visionnage des images, il faut s’interroger sur la portée du geste. Hatem Ben Arfa semble penser qu’elle peut avoir un effet bénéfique pour son temps de jeu, puisqu’il signe d’un hashtag plutôt clair : #laforcedudestin. Sauf que le destin s’appelle ici Unai Emery. Et prendre à témoin la France entière n’est probablement pas du goût de l’entraîneur basque, lui qui est particulièrement sensible aux relations humaines.

Je pense surtout que Ben Arfa s’enferme dans un jeu très risqué : d’une part, si Emery le fait jouer, que vont penser les autres joueurs ? Il suffirait donc de « pleurnicher » sur le web pour avoir du temps de jeu ? D’autre part, que peuvent-ils bien se dire à son sujet en le voyant se « victimiser » tout seul, n’acceptant pas la règle de la concurrence ?

Dans sa quête de temps de jeu, il n’y a donc rien de positif.. La seule chose qui risque d’augmenter pour lui avec cette vidéo, c’est son nombre de vues.

Ben Arfa mérite-t-il plus de temps de jeu au PSG ?

Le talent du joueur est certes indéniable, mais nous ne referons pas ici le débat sur sa capacité à s’adapter à l’exigence d’un grand club.

Cette saison, Ben Arfa, c’est 626 minutes jouées en Ligue 1, pour 0 but et 1 passe décisive. C’est 15 tirs pour 2 cadrés. Rendez-vous compte, parmi les joueurs ayant moins joué que lui, il est celui qui a les moins bonnes statistiques générales :

  • Augustin (190 minutes jouées pour 1 but et 2 passes décisives).
  • Pastore (618 minutes jouées pour 3 passes décisives)
  • Nkunku (390 minutes jouées pour 1 but)
  • Jésé (262 minutes jouées pour 1 but aussi)

Continuons à parler statistiques. Hatem Ben Arfa est avant tout un dribbleur. Et bien sachez qu’il est le 3e joueur à avoir réussi le plus de dribbles au PSG (43), derrière Lucas (53) et Verratti (45). Comment comprendre ces chiffres ? Simplement, comme pour la vidéo, l’envie de bien faire, l’envie de trop bien faire…

La pression qu’il se met sur les épaules avec ce maillot se ressent dans sa volonté de toujours vouloir faire la différence, dans sa volonté de faire se lever la foule du Parc des Princes… Mais ce n’est pas ça le football. Le football est collectif.

Sur le terrain, Ben Arfa ne se plie pas aux fondamentaux du jeu : en dribblant autant (malgré son faible temps de jeu), il ralentit les actions et oublie ce qui fait l’essence même du football ! Le ballon va toujours plus vite que le joueur. Comme le disait Cruijff, le plus dur dans le foot, c’est de jouer simple !

S’il y a une chose de sûre, c’est que ce joueur a quelque chose de particulier balle au pied. Sur quelques actions, quand il décale en une touche, qu’il lâche vite son ballon, qu’il joue dans le tempo… Il peut être performant. Mais il ne l’a quasiment jamais montré !

Le PSG et Ben Arfa, une mayonnaise qui n’a pas pris

À quelques mois de la fin du championnat, il est légitime de penser que le costume du PSG était trop grand pour qu’il puisse l’endosser (n’est-ce-pas Monsieur Fillon). L’enfant de la banlieue parisienne, petit génie du football français, qui va enfin pouvoir éclore aux yeux de l’Europe. La Ligue des Champions, le Parc des Princes… C’était probablement trop pour un joueur dont on a toujours plus entendu parler pour ses frasques extra-sportives que pour ses performances sur le terrain.

Alors oui, les plus fidèles peuvent toujours trouver des circonstances atténuantes, comme le fait que la philosophie de son nouvel entraîneur n’est pas celle de son prédécesseur, qu’on ne lui a jamais fait assez confiance. Mais une excellente saison à Nice ne suffit pas pour s’imposer dans un club aux si hautes ambitions.

Ne leur en déplaise, c’est lui qui a choisi de rejoindre le PSG. Il a fait le choix du cœur (et du salaire) pour arriver au sein d’une équipe remplie de joueurs ayant plus souvent côtoyé le haut niveau que lui.

L’histoire aurait pu être belle. Elle n’est d’ailleurs pas encore finie, mais risque bien de se terminer en eau de boudin. Une faillite presque annoncée, tant l’écart est élevé entre les exigences de l’OGC Nice et du PSG.

Leonardo a laissé une trace indélébile au PSG. Encore aujourd’hui, c’est l’équipe qu’il a lui même façonnée avec Ancelotti qui tient les rênes du club.

Lors d’une interview à SkyItalia, Leonardo a dévoilé qu’il avait essayer de faire venir au PSG l’un des meilleurs joueurs du monde.

Lui c’est Andrea Pirlo. Et on comprend que l’affaire aurait pu être possible…

De quoi laisser des regrets aux supporters parisiens ?